Woluwe-Saint-Pierre : immobilier à Sainte-Alix - Joli Bois, prix et tendances
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Jul

14 juillet 2026

Ce coin de Woluwe-Saint-Pierre qui s'étend entre la drève des Shetlands et la rue Prince Baudouin, jusqu'aux frontières de Kraainem, ne ressemble à aucun autre dans la commune. Le quartier Sainte-Alix – Joli Bois évoque moins une adresse bruxelloise qu'un village de province : ruelles bordées d'arbres, parvis animé à toute heure, ambiance résidentielle recherchée par les familles et les cadres. Avec environ 4.295 habitants sur moins d'1 km², soit une densité de 4.370 hab/km², c'est l'un des quartiers les plus stables et les plus prisés de la commune.

Prix de l'immobilier à Sainte-Alix - Joli Bois

Sainte-Alix fait partie des trois quartiers les plus recherchés de Woluwe-Saint-Pierre, avec le secteur de la place Dumon et le Chant d'Oiseau. « Saint-Alix fonctionne aussi très bien, surtout pour les familles. Cela reste très recherché pour des budgets "moyens" de Woluwe-Saint-Pierre. Il y a un esprit un peu village, avec les commerces, les bus… C'est une ambiance très agréable », explique Jean-Luc De Geeter, directeur de l'agence Immobilière Grand Place dans son interview pour La Libre.

Sur l'ensemble de la commune, les premières maisons démarrent autour de 400.000 euros et les premiers appartements autour de 200 000 euros, précise Maître Justine De Smedt, notaire à Woluwe-Saint-Pierre. Pour les appartements anciens, il faut aujourd'hui compter entre 3.500 et 4.800 €/m² selon l'état du bien ; dans le neuf, les prix dépassent facilement 6.000 à 7.000 €/m². Concrètement, un appartement de 100 m² à rénover coûtera déjà au minimum 350.000 euros.

Au niveau communal, Woluwe-Saint-Pierre affichait en 2025 un prix médian de 746.500 euros pour une maison et de 360.000 euros pour un appartement (Statbel), ce qui en fait l'une des communes les plus chères de la Région bruxelloise. Côté location, le loyer moyen s'élevait à 1.483 euros par mois en 2025, un niveau qui place également Woluwe-Saint-Pierre en tête des communes bruxelloises.

Ce niveau de prix reflète une demande qui ne faiblit pas, portée par les familles belges et une forte proportion d'expatriés européens travaillant pour les institutions à Bruxelles. Il y a énormément de ressortissants européens qui cherchent à s'y installer. On observe aussi que même la proximité des couloirs aériens ne freine pas les acheteurs à Sainte-Alix.

Pour Grand Place Immobilière, ce type de quartier, familial, à l'ambiance villageoise et à budget encore accessible par rapport aux zones les plus prestigieuses de la commune (comme Chant d'Oiseau ou Val Duchesse), reste l'un des segments les plus disputés du marché actuel.

Un quartier né au cœur des bois, à la lisière de la forêt de Soignes

Au début du XXe siècle, rien ne laissait deviner ce que ce plateau allait devenir. En 1906, un hippodrome fut créé sur le plateau de Stockel, à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui le complexe sportif de Sport City. Il resta actif jusqu'en 1957. Son souvenir persiste dans les noms de rues : avenue du Haras, des Obstacles, des Jockeys. Des meetings aériens s'y tenaient également. Non loin de là, une carrière de sable accueillait dès 1910 des compétitions de tir aux pigeons, d'où le nom de l'avenue du Tir aux Pigeons, toujours en usage.

C'est entre 1923 et 1936 que près de 400 maisons furent bâties sur un lotissement triangulaire délimité par les rues au Bois et des Dames Blanches. Cette cité-jardin porte plusieurs noms selon les générations : vieux Joli Bois, cité des Pins Noirs, de Stockel ou de la Forêt. Contrairement à d'autres cités-jardins bruxelloises plus homogènes, Joli Bois présente un mélange de styles que la longue durée de sa construction explique en partie : les premières maisons adoptent le style cottage traditionnel, les dernières un modernisme plus mesuré.

Autour de l'église Sainte-Alix, un parvis plein de vie

L'urbanisation s'est poursuivie autour d'un point focal qui donne aujourd'hui son caractère au quartier : l'église Sainte-Alix, construite entre 1935 et 1936 à l'initiative de Jules et Maria Waucquez, en mémoire de leur fille Alix. Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier connut un développement important pour devenir l'un des plus denses de Woluwe-Saint-Pierre, avec des constructions datant surtout des années 1950 et 1960, majoritairement des maisons deux façades. Pour trouver des villas, il faut se rapprocher de l'avenue Baron d'Huart et de Kraainem.

Aujourd'hui, le cœur du quartier reste le parvis, avec ses commerces de proximité et son marché du mercredi. Le quartier dispose aussi de Sport City, d'écoles réputées dont Mater Dei, et de l'ICHEC.

Le Manoir d'Anjou et le site des Dames Blanches : deux dossiers à suivre pour les futurs acquéreurs

Le château de Putdael, dit Manoir d'Anjou, situé rue au Bois, est classé depuis le 8 mai 2014. Construit en 1885 par Alfred-Casimir Madoux, il fut ensuite loué en 1913 au duc d'Orléans Philippe VIII, qui acquit progressivement 12 hectares de terrain et aménagea le parc. Depuis 1987, les Fraternités du Bon Pasteur y cohabitent avec l'ICHEC.

L'autre dossier en suspens concerne le terrain dit des Dames Blanches, environ 10 hectares appartenant à la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB). Un projet avait envisagé la construction de 1 000 logements. L'échevin de l'Urbanisme Georges Dallemagne indique que la commune reste favorable à ce type de projet, notamment pour préserver une mixité sociale sur son territoire, tout en insistant pour qu'il se fasse en concertation avec les autorités communales.

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