Le marché immobilier au 2ème trimestre 2026 : les appartements tirent la croissance vers le haut
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Jul

15 juillet 2026

Le marché immobilier belge tient le cap. Selon le Baromètre immobilier de la Fédération du Notariat (Fednot), le nombre de logements vendus en Belgique a progressé de 1,5 % au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de l'an passé. Ce sont les appartements qui portent l'essentiel de cette dynamique, avec une hausse des transactions de +4,8 %, pendant que les ventes de maisons sont restées quasi stables à +0,3 %.

Pour les acquéreurs actifs sur le marché bruxellois, notamment dans des communes comme Ixelles, Woluwe-Saint-Pierre ou Uccle, ces chiffres ne sont pas abstraits : le marché avance, et certains segments accélèrent nettement.

Bruxelles et la Wallonie : deux dynamiques distinctes

À Bruxelles, les ventes de logements ont progressé de +1,6 % sur la période. Ce qui surprend davantage, c'est la répartition interne : la croissance est portée principalement par les maisons, dont les transactions ont bondi de +9,1 %, alors que les appartements ont légèrement reculé (-1,3 %). Pour un investisseur qui mise sur l'appartement bruxellois comme valeur refuge, c'est une nuance à intégrer sérieusement.

En Wallonie, la progression globale atteint +1,2 %, tirée cette fois exclusivement par les appartements (+10 %), pendant que les maisons marquent le pas (-0,2 %). Selon notaire.be, malgré la hausse des taux d'intérêt et une conjoncture difficile, le marché immobilier reste relativement dynamique.

Au niveau des provinces wallonnes, la province de Luxembourg se distingue avec une activité en hausse de +8,9 %. Liège progresse de +3,2 % et Namur de +1,4 %. Le Hainaut (-1,6 %) et le Brabant wallon (-0,9 %) connaissent quant à eux de légères contractions.

Les jeunes acheteurs, moteur du marché

22 %. C'est la part des acheteurs âgés de 30 ans ou moins dans les ventes d'appartements à Bruxelles au deuxième trimestre 2026, contre 20 % au trimestre précédent. En Wallonie, cette proportion grimpe de 20 % à 23 % sur la même période.

À l'échelle nationale, l'acheteur type a 40 ans en moyenne. Mais les tranches les plus actives restent les 26-30 ans (19 % des acquisitions) et les 31-35 ans (18 %). Les 18-25 ans représentent 7 % des acheteurs au niveau national, une part qui tombe à 4 % à Bruxelles, où le coût d'entrée sur le marché reste sensiblement plus élevé qu'ailleurs.

Les maisons attirent davantage les jeunes acheteurs (moyenne de 39 ans) que les appartements, dont les acquéreurs ont en moyenne 45 ans. Ce décalage reflète souvent des achats secondaires ou des investissements locatifs, ce qu'on voit d'ailleurs régulièrement dans les dossiers traités sur des communes comme Auderghem ou Ixelles.

Les prix des maisons : +1,9 % en Belgique, +5,2 % à Bruxelles

Au premier semestre 2026, le prix moyen d'une maison en Belgique s'établit à 356 774 €, en hausse de 1,9 % par rapport à 2025.

Les écarts régionaux sont importants :

  • Bruxelles : 611 873 € (+5,2 %)
  • Flandre : 394 209 € (+2,5 %)
  • Wallonie : 266 036 € (-0,9 %)

En Wallonie, c'est le Brabant wallon qui affiche la plus forte hausse (+3 %, prix moyen de 471 945 €), tandis que le Luxembourg (-3,1 %), le Hainaut (-1,7 %) et Namur (-0,3 %) reculent. Liège reste quasi stable (+0,3 %, 258 688 €).

Sur la stabilisation wallonne, le discours de terrain est assez clair. Selon notaire.be, le marché continue de digérer les conditions de rénovation extrêmement favorables qui prévalaient jusqu'il y a peu. Les biens neufs ou rénovés gardent la cote, tandis que les biens à remettre en état semblent avoir atteint un plancher. Plus que jamais, c'est le coût des travaux à prévoir qui constitue l'élément déterminant dans la négociation.

C'est un point qu'on sous-estime trop souvent côté acquéreur : le prix affiché d'un bien à rénover ne dit rien sans une estimation sérieuse des travaux.

Les prix des appartements : +1,5 % en Belgique, +2,3 % en Wallonie

Le prix moyen d'un appartement en Belgique atteint 286 183 € au premier semestre 2026, soit +1,5 % par rapport à 2025.

Par région :

  • Bruxelles : 299 501 € (+1,0 %)
  • Flandre : 298 860 € (+1,3 %)
  • Wallonie : 216 856 € (+2,3 %)

Dans les provinces wallonnes, Namur enregistre la plus forte progression (+3,8 %, à 225 577 €), suivie par le Hainaut (+3,7 %, à 189 999 €) et Liège (+2,8 %, à 207 576 €). Le Brabant wallon, toujours le plus cher de Wallonie, voit ses prix légèrement reculer (-1 %, à 271 697 €). La province de Luxembourg affiche une baisse marginale (-0,3 %, à 236 809 €).

Ce que ces chiffres signifient pour les acquéreurs bruxellois

Pour les candidats acquéreurs ou investisseurs actifs à AuderghemWoluwe Saint Lambert ou Woluwe-Saint-Pierre, ces données méritent qu'on s'y arrête. La hausse de +5,2 % sur les maisons bruxelloises n'est pas un chiffre anodin dans un contexte de taux d'intérêt élevés. Elle confirme que la pression sur l'immobilier résidentiel dans la Région-Capitale reste structurelle, pas conjoncturelle.

Le volume des transactions tient lui aussi. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est ce qui compte vraiment : un marché qui continue de tourner malgré des conditions de financement plus contraignantes qu'en 2022 ou 2023. Pour qui cherche à vendre ou à acheter dans ce contexte, la marge de manoeuvre existe, à condition de bien lire les dynamiques locales plutôt que de s'en tenir aux moyennes nationales.

Les experts de Grand Place Immobilière sont à votre disposition pour évaluer votre bien ou explorer les opportunités actuelles du marché.